Wahou, mais que se passe-t-il chez Secrétario ? Un coup de gueule ? Contre quoi, et contre qui ?

On ne se refait pas, c’est ce qu’on dit après tout… Eh bien, je suis bien contente de ne pas avoir d’appétence pour moins d’humanité au cœur des relations professionnelles !

Depuis mes débuts, dans le monde professionnel, j’avais capté que je ne pouvais pas faire taire mon empathie et mon sens du travail de l’équipe, pour le bien de l’équipe, mais à l’époque, je ne le comprenais pas, puisqu’on m’indiquait souvent que “j’étais trop sensible”, je prenais cela comme un reproche, et n’arrivais à défendre mon point de vue… jeunesse peut-être, ou bien manque de recul certainement.

Et puis, en créant mon entreprise, j’ai essayé d’effacer ce trait de caractère souvent reproché, en ne divulguant pas mes ressentis vis à vis de situations, ou de choses qui n’allaient pas ; au contraire, je me pliais en quatre voire six pour que juste la satisfaction prime pour le client, ou le partenaire. Bien entendu, cela ne m’empêchait pas d’exercer mon expertise pour accomplir ma mission, et apporter des solutions, car mon métier : je le connais !

Seulement voilà, un jour de 2013, j’ai la chance de croiser la route d’une entreprise qui est dite “adaptée”, c’est à dire où des personnes avec un handicap sont employées. Cette entreprise me confie des travaux de retranscription audio, dans lesquels je perçois l’humain au cœur des propos entendus ! Lorsqu’elle me sollicite pour des missions, je me sens toujours en phase, la mission fait vibrer en moi des choses insoupçonnées !

Je suis confortée au travers d’autres clients qui viennent frapper à ma porte : l’aide que je peux apporter sur le plan administratif au sens large, c’est mon job, mais moi, mon truc, c’est d’être une assistante avec un ressenti sensoriel, et lorsque l’humain arrive avec une problématique, et que je lui procure un bien-être au niveau de son quotidien, alors je rempli ma mission à 100 % !

Être une exécutante, ce serait trahir la profondeur de ma mission, j’ai bien compris que ce n’est pas cela qui m’intéressait… Non, je suis là pour apporter plus…

Alors pourquoi ce coup de gueule ?

Eh bien depuis quelques mois, je fais face brutalement à des relations professionnelles – pas toutes heureusement – qui retournent leur veste, et ne voient plus que le bout de leur nez ! J’ai toujours été claire avec mes clients ou partenaires : mon travail, je le fais en équipe, pour le bien de la mission confiée et sa finalité.

À l’heure de l’hyper connecté, où la communication est simplifiée, l’humain est poussé aux oubliettes, préférant certainement le chiffre, ou penser à sa petite personne.

Alors je dis : “Sir, j’en ai gros” ! Oui, du haut de mes 35 trombones, c’est décidé, je ne travaillerais plus qu’avec des partenaires ou clients qui auront cette notion d’humanité, de communication, et du respect pour autrui.

J’ai entendu récemment un “coach” dire clairement : “dans le business, y’a pas de place pour l’émotion” ! Cette phrase m’a percuté, un peu comme un K.O sur un ring.

L’émotion c’est mal alors ? N’y a-t-il que ce mode de fonctionnement ?

Foutaise ! Beaucoup se servent justement de l’émotion pour vendre, ou convaincre en affaires. Et puis l’émotion, c’est justement ce qui caractérise l’humain versus les machines, non ?

La doser : voilà le secret ! Oui, l’émotion a sa place, c’est ce que je défends, encore plus dans certains métiers, mais il faut savoir la doser. Une absence d’émotion, c’est un non respect clair pour moi, et ça, c’est no way !