Le principe de résilience est un terme que vous avez peut-être déjà – vaguement – entendu, à titre personnel, mais l’avez-vous déjà intégré dans votre profil d’entrepreneur.e ?

Si l’on prend la définition sommaire de la résilience, on peut lire deux explications à ce mot : d’abord dans une dimension physique : c’est une valeur caractérisant la résistance au choc d’un métal ; puis dans une dimension psychique : capacité à surmonter les chocs traumatiques.

Dans le cas d’un.e entrepreneur.e, il s’agira (normalement !) de la seconde dimension. En effet, dès le lancement de son entreprise, l’entrepreneur.e va se heurter à des situations où il faudra surmonter plutôt que de sombrer : le financement, la concurrence, les procédures administratives, la compréhension du marché, la gestion de la clientèle, et bien d’autres encore.

C’est alors que le processus de la résilience pourra être votre meilleur atout, pour surmonter et réagir rapidement aux difficultés.

pas le moral

La résilience de l’entrepreneur.e

On dit d’une personne qu’elle est résiliente lorsqu’elle a la capacité et qu’elle fait le choix de faire face aux situations difficiles, plutôt que de les nier et de s’enfoncer dans la tristesse et la démotivation.

Comme cités plus haut dans cet article, il existe beaucoup de situations pour un.e entrepreneur.e de tester sa résilience : le financement, la concurrence, les procédures administratives, la compréhension du marché, la gestion commerciale. Je vais m’arrêter, en exemple, sur le pôle administratif de votre entreprise.

Prenons l’exemple d’un entrepreneur qui a un cœur de métier éloigné de la gestion administrative, et qui s’affaire à piloter son entreprise, et à mettre beaucoup d’énergie au développement de celle-ci par le biais de contacts relationnels. Lorsque cet.te entrepreneur.e va devoir passer par la gestion administrative de ces actions, de ces projets, et des obligations, il/elle se retrouve très souvent démotivé.e, procrastinateur.trice, voire angoissé.e car il faut bien l’avouer, cette partie ne l’enchante pas du tout, c’est même barbant ! Une personne résiliente va saisir cette opportunité pour réagir soit en planifiant sa gestion administrative et en s’y tenant, soit en investissant dans son entreprise et sa personne, et faire le choix de collaborer avec un.e expert.e dans le domaine !

Détecter les signaux faibles :

Grâce au développement personnel qui est plus intégré dans nos vies aujourd’hui, ce processus de résilience est devenu un concept accessible et pris en compte. Cependant, on ne naît pas tous égaux, et certaines personnes arriveront à plus aisément être résilientes, alors que d’autres devront constamment faire un effort pour percevoir les bienfaits de chaque expérience.

L’objectif est surtout de s’efforcer de l’appliquer, et d’accepter pour avancer.

Les signaux faibles, qui devraient vous alerter, se situent bien souvent sur deux plans : le physique/psychique et les faits. J’ai souvent l’occasion de rappeler à mes interlocuteurs que ” le corps est une merveilleuse alarme ” : des petits maux, un manque de clarté, une boule au ventre, de la démotivation, l’impression d’être sous l’eau constamment, sont des signaux physiques qui sont là pour attirer l’attention. Il y a aussi les signaux faibles dans les faits : reprenons toujours l’exemple de la gestion administrative, si vous n’êtes pas au point de ce côté-là, les conséquences seront nombreuses : retard, pénalités, frein dans l’accroissement de votre entreprise, deadlines non respectées.

Si vous n’êtes pas attentifs aux signaux réels, vous encourrez des situations plus complexes et délicates, voire irrémédiables. Lorsque vous avez créé votre société, l’objectif était bien d’y prendre du plaisir, non ?

3 conseils pour développer sa résilience d’entrepreneur.e :

Mon premier conseil est de faire un état des lieux des dysfonctionnements et blocages au sein de vous-mêmes et de votre entreprise (souvenez-vous : physique/psychique et les faits). Si vous avez du mal à prendre le recul nécessaire, rien ne vous empêche de solliciter l’aide de vos proches, leur vision sera peut-être plus éclairée et différente de la vôtre.

Ensuite, mon deuxième conseil est de noter clairement les irritants et d’y mettre à côté, sous forme de tableau, les pistes d’amélioration possibles et les bienfaits que cela va vous apporter. Voici une illustration de cet outil proposé :

 irritants gestion administrative et solutions

Enfin, en troisième conseil, il me semble important que vous cultiviez votre confiance en vous, en sachant pertinemment que vous saurez vous adapter aux situations, si toutefois vous prenez des décisions adéquats avec la problématique et surtout vos besoins.

Si un peu de lecture vous intéresse, j’ai trouvé ce livre, que je n’ai pas encore eu le loisir de lire, sur La résilience : l’art de rebondir.

Développer sa résilience est un apprentissage, qui vous fera gagner une qualité de vie à tous les niveaux.

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