Me voilà fraîchement revenue de 15 jours de congés estivaux, reposée à souhait, mais surtout avec une tête allégée et des idées bien claires. Après sept années de vie d’entrepreneur, je crois bien que ces vacances furent les meilleures ! Non, je ne me suis pas dorée la pilule sous un cocotier, je n’ai pas gagné à un jeu de hasard. Non, je n’ai pas eu de nombreux devis en attente dans ma boîte mails (tout de même deux, c’est toujours chouette). Alors pourquoi ai-je tant savouré mes congés ?

Un premier semestre 2019 tumultueux

En ce début d’année, j’avais comme un pressentiment, que j’avais partagé à mes proches : “en 2019, je vais galérer” leur avais-je dit. Je ne savais pas encore pourquoi, ni comment, mais ce pressentiment ne me quittait pas. Il n’a pas fallu longtemps pour qu’il se concrétise : mi janvier, une de mes plus anciennes collaborations s’est terminée brutalement, sèchement, sans explication, et sans respect par la même occasion.

Je ne pensais pas que cela allait m’atteindre autant humainement parlant. Du point de vue de mon business, il était clair que cela allait tanguer, puisque ce client était un historique et important dans ma charge de travail. Mais humainement, je fus scotchée de réaliser que la fin sonnée fut réalisée de la sorte : pas de préavis, pas d’explications voire même un silence total à mes demandes cordiales, et encore moins un remerciement pour ces années écoulées.

C’est donc avec ce goût amer que je décide évidemment de ne pas me laisser abattre et de relancer ma prospection. Je suis une personne déterminée et combative ! Mais voilà, en 7 ans, beaucoup de choses ont changé : le marketing, la manière de vendre ou de se vendre, et peut être aussi mon envie de proposer des prestations autrement.

vague

La vie d’entrepreneur : un fleuve pas si tranquille

Un mois passe, puis deux, puis trois et quatre, me voilà enfouie dans beaucoup de recherches, d’une quête d’un meilleur positionnement, d’un (ré)apprentissage de techniques et d’outils, de formations à gogo, de webinaires qui se ressemblent ; tout en continuant à travailler pour mes autres clients.

J’ai entendu, lu, vu beaucoup trop de choses qui m’ont complètement… déstabilisées ! Ces discours, façons de faire, qui ne collent pas du tout avec ce que je suis, ni ce que je souhaite proposer, mais qui pourtant sont tant dans la tendance, qu’il me semblait important de les intégrer dans ma “remise à niveau”. Vous savez, ces techniques de tunnel de vente, de paraître, de raconter toute sa vie pour essayer de se rapprocher au plus près de son avatar (client idéal), quitte à mentir ou enjoliver. Ou bien encore devoir ne vendre qu’un service, sous prétexte que le prospect se sentirait perdu dans beaucoup trop d’offres (comme s’il était incapable de faire la part des choses et trouver, en somme !).

Ce n’est qu’à compter de juin, que j’ai commencé à sortir du brouillard. Comprendre que NON, ce n’est pas parce que c’est “à la mode”, que je vais faire pareil, d’autant qu’il était clair que je réagissais corporellement en rejetant ces discours (merci à mon corps, cette merveilleuse alarme qui vous veut du bien).

J’ai donc retravaillé un peu mon persona, puis, mis noir sur blanc ce que j’aimerais pour le futur. J’ai commencé aussi à m’entourer de personnes qui étaient plus alignées avec qui je suis, mais ce que je souhaite également : c’est-à-dire des personnes professionnelles, authentiques, qui savent de quoi elles parlent, et qui ne s’improvisent pas “un métier” !

C’est à ce moment-là, que j’ai pris la décision de me faire accompagner dans ce repositionnement. Là, l’externalisation que je propose à mes clients et cette méthode de fonctionnement que je prône, j’allais l’expérimenter pour mon entreprise, et cela m’a mis tout simplement en joie ! J’avais déjà eu l’occasion de faire appel à des entrepreneurs spécialisés dans leur domaine, car cela me semblait juste et cohérent, pour mon logo, ou bien la conception de mon site internet, tout cela en 2013.

Juillet arriva, et après des jours et des jours à potasser, réfléchir (certainement de trop, ne dit-on pas : “trop d’analyse, paralyse” ?), à devoir calmer mes peurs de vie d’entrepreneur, j’attendais les congés avec impatience, pour pouvoir tout simplement mettre mon cerveau en mode off.

repos de l'entrepreneur

Le temps de repos : un essentiel dans la vie d’un entrepreneur

Alors durant ces 15 jours de congés, j’ai pris soin de mon corps et de mon mental, en élevant simplement mon énergie dans le positif : lecture sur le développement personnel (là, j’ai dévoré le livre de Lise BOURBEAU : “La puissance de l’acceptation”) ; balade dans la nature (notamment du côté de la route des vins en Alsace) ; moments en famille et amis ; détente ; jardinage ; désencombrement de ma maison ; rangement et archivage dans mon bureau ; et j’ai même sollicité un soin énergétique, pour bien asseoir tout cela.

Ce moment de pause, qu’il soit long ou court, je me devais de le respecter, et de le savourer. Il m’a permis d’être apaisée pour les prochaines semaines, de ne plus planifier mes actions professionnelles en fonction d’une peur ou d’une croyance. Chaque entrepreneur devrait prendre conscience de cela.

J’ai également pris acte qu’on ne peut tout contrôler, qu’on ne peut tout prévoir (miss organisation que je suis !), mais qu’il est nécessaire d’agir en fonction de ce que l’on souhaite – et cela, il faut le définir au départ – et le reste viendra en son temps !

voir loin vie d'entrepreneur

Ce fut donc mes meilleurs congés !

En cette veille de reprise, je fais donc ce constat : ce fut mes meilleurs congés ! J’ai déjà passé de bonnes vacances, à me reposer et tutti quanti, parce que les mois précédents j’avais beaucoup travaillé. Mais ces congés d’été 2019 n’ont rien à voir : ils ont en quelque sorte permis une “mise à jour” de mon logiciel d’entrepreneur.

Je vais ainsi œuvrer dans les prochaines semaines et mois, pour faire bouger les lignes, celles qui sont anciennes, celles qui ne correspondent plus à ce que je souhaite : vous verrez donc des changements sur mon site, dans mes prestations, dans ma façon de communiquer.

Ce qui ne changera pas ? Mon professionnalisme, ma réactivité et mon sourire.

J’avais déjà entendu parler du fameux “cap des 7 ans” dans la vie d’un couple, et bien il existe aussi bien le “cap des 7 ans” dans une vie d’entrepreneur !

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